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2018-03-14T14:24:31+01:00

Muffins aux pommes et à la cannelle

Publié par Catherine et compagnie
Muffins aux pommes et à la cannelle

Pour 12 muffins :

- 100g de beurre

- 100g de sucre

- 1 sachet de sucre vanillé

- 3 œufs

- 170g de farine

- 2 pommes

- 1 sachet de levure chimique

- 2 cuillère à café de cannelle

- 1/2 verre de lait

Préparation :

Lavez les pommes, évidez-les et pelez-les. Râpez-les.

Préchauffez le four à 180°C.

Coupez le beurre en morceaux et le faire ramollir au micro-ondes (pas fondre !). Le battre en crème avec le sucre et le sucre vanillé.

Ajoutez les œufs entiers, le lait, bien mélanger.

A part, mélangez la farine avec la levure et la cannelle, puis ajoutez à la préparation aux œufs.

Ajoutez enfin les pommes râpées.

Remplissez vos moules à muffins aux 3/4 et enfournez pour 20 à 25 minutes.

Muffins aux pommes et à la cannelle

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2018-03-13T11:13:35+01:00

Soupe poireaux et pommes de terre avec le Soup&Co

Publié par Catherine et compagnie
soupe poireaux et pommes de terre

soupe poireaux et pommes de terre

Cette délicieuse soupe se fait en moins de temps qu'il n'en faut pour dire "soupe" avec le Soup&Co (enfin presque). Néanmoins, elle sera très simple aussi à faire sans.

Dans ce cas, je vous conseille de faire dorer au beurre les poireaux émincés avant de les mettre dans la marmite. Le temps de cuisson sera le même qu'avec le Soup&Co, c'est-à-dire de 25 minutes.

Cette soupe est un classique de la cuisine française. Sachez qu'elle se déguste également froide et qu'elle prend alors le nom de crème vichyssoise.

 

Ingrédients pour 4 personnes :

- 500g de pommes de terre

- 200g de blancs de poireaux

- 1 bouillon cube de votre choix

- 3 cuillères à soupe de crème fraîche

- 1 L d'eau

- sel, poivre

- quelques brins de cerfeuil, persil ou ciboulette

 

Préparation :

Épluchez les pommes de terre (comptez les 500g une fois épluchées). Coupez-les en cubes grossiers. Lavez les poireaux, émincez-les en tronçons de 2cm environ. Placez le bouillon dans la cuve du Soup&Co. Placez les pommes de terre dessus, puis les poireaux. Salez légèrement. Ajoutez l'eau.

Lancez le programme P1.

Au moment de servir, rectifiez l'assaisonnement en sel, ajoutez le poivre, la crème fraîche et les herbes finement émincées.

 

Bon appétit, et à la prochaine !

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2018-03-09T13:39:28+01:00

Présentation des livres Maximax 2017-2018 l'école des loisirs partie 1

Publié par Catherine et compagnie
Maximax 2017-2018

Maximax 2017-2018

illustration Le vol du grizzli - Fabian Grégoire -

illustration Le vol du grizzli - Fabian Grégoire -

illustration Le vol du grizzli - Fabian Grégoire -

illustration Le vol du grizzli - Fabian Grégoire -

dossier photos Le vol du grizzli - Fabian Grégoire -

dossier photos Le vol du grizzli - Fabian Grégoire -

dossier photos Le vol du grizzli - Fabian Grégoire -

dossier photos Le vol du grizzli - Fabian Grégoire -

Le château des étoiles volume II

Auteur et illustrateur : Alex Alice

Genre : Fantastique

Type : BD

 

L'histoire :

" Les chevaliers de l'éther, le Professeur Dulac et le roi Lois II de Bavière ont échappé aux sbires de Bismarck en embarquant à bord de "l'éthernef". Une avarie va les obliger à se poser sur la face cachée de la Lune. Si le père de Séraphin fera tout pour les ramener vivants sur Terre, le roi semble caresser d'autres espoirs, tandis que Séraphin lui, veut en savoir plus sur la disparition de sa mère"

Le Château des étoiles a son site internet ici

Le texte qui suit en est issu (vous apprécierez, j’espère, mon honnêteté intellectuelle !) :

"Entièrement réalisées au crayon et à l'aquarelle, les planches du château des étoiles démontrent le travail de construction d'univers entrepris par Alex Alice. Architecture délirante, perspectives vertigineuses et personnages historiques hauts en couleur sont basés sur un travail de recherche destiné à ancrer le récit dans la réalité de l'époque.

Au-delà de cette approche esthétique, Le Château des étoiles est un univers particulièrement riche, aux portes d'entrée multiples : exemple de haut vol de l'artisanat d'art qu'est la bande dessinée, cette histoire de conquête du ciel est une invitation au rêve et à la curiosité scientifique. Plongée dans l'histoire du XIXe siècle en compagnie des personnages fascinants que sont Louis II de Bavière, Bismarck ou encore Elisabeth d'Autriche, Le Château des étoiles est un hommage assumé à l’œuvre de Jules Verne. Enfin, cette uchronie fait un écho clair à l'actualité des recherches astronomiques sur l'énergie noire et notre système planétaire."

Mon avis :

Cette BD est également un coup de cœur, surtout pour les illustrations que je trouve absolument sublimes. Concernant le choix de l'école des loisirs, j'ai été un peu déconcertée de recevoir le deuxième tome...cela dit ce n'était pas trop gênant du fait que l'histoire s'ouvre sur un bref résumé du tome I. Néanmoins c'est un peu dommage car si mon fils n'a pas accroché plus que ça, c'est à mon avis parce que cette histoire s'inscrit dans un univers très riche et qu'il est peut être difficile de s'y plonger totalement en prenant le train en route.

 

 

illustration Le Château des étoiles II - Alex Alice -

illustration Le Château des étoiles II - Alex Alice -

illustration Le château des étoiles II - Alex Alice -

illustration Le château des étoiles II - Alex Alice -

illustration Le château des étoiles II - Alex Alice -

illustration Le château des étoiles II - Alex Alice -

Bonnes lectures et à la prochaine !

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2018-03-07T10:42:32+01:00

Présentation du Soup&Co avec une soupe aux carottes, panais et coriandre

Publié par Catherine et compagnie
Soup&Co

Soup&Co

Présentation du Soup&Co avec une soupe aux carottes, panais et coriandre
Bloc moteur, bloc cuve et bloc couvercle du Soup&Co

Bloc moteur, bloc cuve et bloc couvercle du Soup&Co

Aujourd'hui je vous présente une soupe au goût naturellement sucrée, de par la carotte et le panais, réalisée en deux temps trois mouvements avec mon blender chauffant Soup&Co de Moulinex.

Le Soup&Co est un blender chauffant spécialement conçu pour les soupes comme son nom l'indique mais il fait 2-3 autres trucs aussi. Il possède 3 modes de fonctionnement :

- un mode programme automatique : la température, la durée de cuisson et de mixage sont programmée.

- un mode manuel : les réglages (température, durée de cuisson et mixage) peuvent être personnalisés.

- un mode blender : pour mixer sans cuire.

Le mode blender permet en outre de piler la glace. Le Soup&Co fait aussi des smoothies, des compotes, des coulis, des gazpachos, du hoummos, et même la sauce bolognaise mais je n'ai pas encore essayé.

Les programmes automatiques :

- le mode P1 pour des soupes veloutés à la texture fine

- le mode P2 pour des soupes moulinées à la texture plus épaisse

- le mode P3 (auto clean) pour nettoyer la cuve de l'appareil

Les modes P1 et P2 permettent de garder la soupe au chaud pendant 40 minutes.

Un livret de recettes est fourni.

Ce que j'aime dans cet appareil, c'est qu'il est très simple. Je me méfies toujours des appareils 35 en un car je ne sais jamais m'en servir et du coup au final je n'exploite pas le quart de leurs possibilités, ce qui est dommage, vous en conviendrez. Là au moins c'est clair, le Soup&Co fait de la soupe. Il ne fait pas tellement grand chose d'autres, mais ça il le fait bien.

On nettoie nos légumes, on les coupe, on les place dans la cuve. On rajoute de l'eau, on lance un programme et on n'a plus qu'à mettre les pieds sous la table (ah non il faudra quand-même se lever pour servir !) Pratique aussi, le bloc couvercle possède un bouchon que l'on peut ouvrir même quand l'appareil est en marche, ce qui permet de rajouter quelques chose sans avoir à arrêter l'appareil. 

Point négatif cependant : il est très bruyant en mode mixage ; heureusement ce n'est pas long !

Je précise à tout hasard que je n'ai aucun contrat avec Moulinex !

 

Soupe veloutée aux carottes, panais et coriandre

Ingrédients pour 6 personnes :

 720 g de légumes répartis environ comme ceci (à vous d'ajuster):

- 2 panais

- 6 carottes

- 1 poireau

- 1 bouillon cube de légumes

- 1 petite poignée de coriandre fraîche ciselée

- 85 cl d'eau

- 1 bonne cuillère à soupe de crème fraîche

- sel, poivre

Préparation :

Lavez les carottes, les panais et le poireau, puis épluchez-les. Coupez-les en gros dés. Placez dans la cuve du Soup&Co le bouillon cube, puis les carottes, puis les panais, et enfin le poireau. Ajoutez l'eau, salez légèrement.

Appuyez sur la touche P pour sélectionner le programme P1. Validez le programme en appuyant sur la touche OK.

La soupe va cuire 25 minutes puis mixer. Quand c'est prêt, l'appareil émettra 3 bips.

Au moment de servir, ajoutez la crème, le poivre et la coriandre.

 

Bon appétit, et à la prochaine !

Tableau de commande et écran d'affichage du Soup&Co

Tableau de commande et écran d'affichage du Soup&Co

soupe carottes, panais, coriandre

soupe carottes, panais, coriandre

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2018-03-05T15:14:12+01:00

Salade exotique à l'avocat et au pomelo

Publié par Catherine et compagnie
Salade exotique à l'avocat et au pomelo

Avec ce que j'avais dans le bac à légumes de mon frigo, j'ai bricolé hier une bonne petite salade très fraîche et qui nous fait un peu voyager. Les non-végétariens pourront rajouter des crevettes !

Ingrédients pour 4 personnes :

- 2 endives

- 1 avocat

- 1/2 pomelo

- 1/2 bouquet de coriandre (moi j'adore ça, j'en mets des tonnes mais vous pouvez en mettre moins !)

- une poignée de cacahuètes natures, décortiquées

- un petit bout de gingembre (d'environ 1cm)

- 1/2 échalote

- 3 cuillères à soupe d'huile de sésame

- 1 à 2 (selon votre goût) cuillères à soupe de sauce soja

- 1/2 citron vert

Préparation :

Préparez une vinaigrette dans un saladier avec la sauce soja, l'huile le le jus de citron vert.

Lavez vos endives puis émincez-les. Versez-les dans le saladier.

Décortiquez les cacahuètes.

Coupez l'avocat en 2, retirez le noyau, détachez la chair de la peau avec une cuillère à soupe. Coupez-le en cubes d'environ 1cm de côté.

Coupez le pomelo en 2, prélevez les suprêmes d'une moitié en ôtant bien les peaux un peu dures. Coupez-les en petits morceaux.

Pelez le gingembre et taillez-le menu-menu (comme de l'ail).

Pelez l'échalote, émincez-la finement.

Ajoutez le tout dans le saladier.

Coupez finement au ciseau au dessus du saladier la coriandre  (je mets tout : tiges et feuilles).

Mélangez bien.

Placez au frais pour au moins 1heure avant de servir bien frais.

Salade exotique à l'avocat et au pomelo

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2018-03-04T13:32:54+01:00

Purée douce Butternut, marrons et 4 épices

Publié par Catherine et compagnie
Purée douce Butternut, marrons et 4 épices

Aujourd'hui, je vous propose une petite purée aux épices. La courge Butternut et les marrons donnent un petit goût sucré, accentué par un soupçon de 4 épices. Idéale pour accompagner une volaille en sauce ou un magret à l'orange.

 

Ingrédients pour 4 personnes :

- une petite moitié de courge Butternut (environ 500g)

- 2 pommes de terre (environ 350g)

- 120g de marrons, sous vide ou en conserve.

- 3 cuillères à soupe de crème entière liquide

- 1 cuillère à café de mélange 4 épices (cannelle-gingembre-girofle-muscade)

- sel

 

Préparation :

Ôtez la peau de la courge avec un bon couteau (ça fait les bras !). Pelez les pommes de terre. Coupez en gros cubes la courge et les pommes de terre, et les placez dans un panier vapeur. Laissez cuire une vingtaine de minutes (très franchement, je ne compte jamais, il faut piquer pour voir si c'est prêt !). Passez au presse purée, en ajoutant les marrons (gardez-en 2 ou 3 pour la déco) qui sont déjà cuits, mais vous pouvez les réchauffer un peu avant cette étape. Faites doucement chauffer la crème et rajoutez-la à la purée. Ajoutez le sel et le 4 épices. Mélangez bien le tout. Goûtez et rectifiez l'assaisonnement si nécessaire. Émiettez grossièrement dans vos doigts les marrons que vous aviez mis de côté et parsemez-en la purée. Cela apportera un peu de mâche (comme on dit à Top Chef !) et un visuel plus gourmand !

 

Bon appétit, et à bientôt !

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2018-02-28T15:11:29+01:00

Mon enfance sauvage

Publié par Catherine et compagnie
Mon enfance sauvage

Aujourd'hui j'ai envie de vous présenter ce récit qui me tient beaucoup à coeur. Mon mari en avait entendu parler à la radio et il s'est dit que ça me plairait. Il avait raison. J'ai même adoré ce livre, je l'ai dévoré en quelques soirées. Cet article est sans-doute un peu brouillon, car il a été écrit au fil de la plume, dans la passion du sujet. Je mélange pas mal de choses qui n'ont pas forcément de lien direct avec "Mon enfance sauvage", mais c'est tout ce en quoi ce livre fait écho en moi.

 

Titre : Mon enfance sauvage

Auteur : Djalla-Maria Longa

Editions : Glénat

Genre : Récit

Année de parution : 2011

Prix : Lauréat du prix littérature Pyrénées 2012

 

Je l'ai lu à une époque de ma vie, il n'y a pas si longtemps du reste, où j'avais 2 bébés à mes cotés au quotidien, plus mon grand, qui ne l'était que de nom puisqu'il devait avoir dans les 5 ans. J'étais en plein maternage, dans un désir de retour à la terre, d'une éducation alternative pour mes enfants, d'une vie plus simple en général, plus roots en fait. Je voulais qu'on aille s'installer dans une yourte en pleine campagne, qu'on élève des chèvres et des poules et qu'on vende nos œufs et nos fromages sur les marchés. Mais mon mari n'était pas d'accord... J'étais abonnée au magazine "Grandir Autrement", d'ailleurs si ça vous dit, leur blog c'est ici  . Je m'étais mise depuis plusieurs années déjà aux couches lavables, aux écharpes de portage, aux produits ménagers home-made, je m’intéressais aux pédagogies alternatives comme Freinet et Montessori. Je fréquentais des forums de "parentalité positive" et tout un tas d'autres choses qui vont avec la démarche d'une vie plus écolo, plus libre, plus riche de sens, basé sur la simplicité volontaire. Ma bible du moment c'était "Élever son enfant autrement" de Catherine Dumonteil-Kremer :

 

 

Il en existe une version plus récente aujourd'hui. Je tiens à dire au passage que je ne renie rien, et que je suis toujours prête à faire mon balluchon pour aller m'installer dans ma yourte ! Bref, je nageais là-dedans quand me tombe entre les mains cette pépite de rootsitude : "Mon enfance sauvage", écrit par une Djalla-Maria Longa qui a mon âge et qui n'est jamais allée à l'école. (ah oui car il faut savoir que je voulais pratiquer l'instruction à la maison à cette époque, mais figurez-vous que mon mari n'était pas d'accord non plus).

L'histoire :

Durant les années 80 dans les montagnes ariégeoises, un couple, Patrice et Barbara, les parents de l'auteure, choisissent de vivre isolés du monde et de la modernité. Ils élèveront leurs 8 enfants sans eau courante, sans électricité, et sans école. Un mode de vie dur, sans confort, que Djalla-Maria a souvent remis en question. Sans renier son enfance qu'elle sait extraordinaire, elle a toujours été attirée par ce "monde d'en bas" comme disait sa mère pour parler du monde moderne. Djalla-Maria nous livre un récit à cœur ouvert, sincère et inclassable, comme elle. Des photos tirées de l'album de famille finissent de nous étonner et de nous émerveiller devant une vie si simple.

Les conditions de vie trop extrêmes à mon goût de l'enfance et de l'adolescence de Djalla-Maria ne me font pas rêver. Néanmoins, elle ainsi que ses frères et sœurs ont grandi avec une liberté qui nous est inconnue. IIs sont quasiment tous devenus auto-entrepreneurs, dont Djalla-Maria, en plus d'être écrivaine. Pour moi, elle est l'image de la femme libre. Elle a toujours suivi son cœur, libre du carcan de notre société formatée qui ne pense la réussite qu'en terme financier. Il se dégage de cette fratrie XXL, à travers les pages, une grande confiance. Confiance en soi et en ce monde qu'ils ont su si bien affronter, précisément parcequ'ils ne le connaissait pas. Chacun a fait ce qu'il avait envie de faire, sans se poser la question de savoir si c'était possible ou non. Ça me fait penser à la citation de Mark Twain, d'ailleurs auteur de "Les Aventures de Tom Sawyer",  on reste bien dans le thème :

 

" Ils ne savaient pas que c'était impossible, alors ils l'ont fait".

 

Extrait :

 

" Avec le temps, Barbara devint un peu moins stricte et lâcha un peu de lest. Certes, elle restait fidèle à ses principes fondamentaux, mais notre vie était moins rude. Par exemple, ce n'était plus sabots aux pieds que nous allions, mais bottés de caoutchouc ou chaussés de simples souliers. Le plastique, interdit naguère, était maintenant toléré en cas de nécessité. Certains de nos habits, jadis tous tricotés en fibres naturelles, comportaient parfois du synthétique ; ils provenaient de plus souvent de dons - amis voisins, amis des villes -, sinon des friperies du Secours populaire ou catholique de Saint-Girons. Barbara faisait un gros tri, ne gardant que les vêtements les moins salissants, les moins "chimiques", et les plus adaptés à notre vie. Je choisissais bien sûr les habits de couleur rose ou pastel, mais Barbara me les arrachait des mains pour les mettre sur le tas destiné à la poubelle. La nécessité et l'opportunité, oui ; la frivolité, non.

Patrice souriait intérieurement. il avait suivi cette femme jusqu'au bout de l'aventure, sans jamais perdre sa propre personnalité, sans jamais adhérer aveuglément à tous ses principes. Petit à petit, il la faisait évoluer vers moins de rigidité, vers plus d'ouverture : le voyage, le camion, la musique avec les amis, les cassettes du poste radio, les leçons dans les champs, les contrôles scolaires...Ce fut parfois difficile. Ainsi, l'installation de l'évier dans la maison, dont la seule hypothèse avait rendu ma mère hystérique. patrice l'avait laissé crier, puis, calmement, écoutée. Malgré la menace - "c'est l'évier ou moi !" -, il gagna la partie, à notre plus grande joie. Plus besoin, l'hiver, de se geler les doigts, dehors, dans l'eau glaciale !"

 

"En descendant de la montagne" , paru en 2017 est la suite de "Mon enfance sauvage".

 

 

Pour visiter le site internet et voir les autres livres de Djalla-Maria Longa, cliquez ici

 

Pour aller plus loin sur les thèmes de l'éducation libre, de la simplicité volontaire, de la décroissance et des écovillages :

 

- Le livre "Libres enfants de Summer Hill" de Alexander S.Neil

 

 

- Le livre "Les apprentissages autonomes" de John Holt

 

 

- Le livre "La ferme des enfants" de Sophie Rabhi (la fille de Pierre), où il est question d'école au service du développement de l'enfant et non l'inverse, et de la construction d'un écovillage.

Et son blog "Resistance Inventerre" Ô combien inspirant c'est :

 

 

- le livre "Vers une sobriété heureuse" de Pierre Rabhi

 

 

- le livre "Petit traité de décroissance sereine" de Serge Latouche

 

 

- le film-documentaire " Être et devenir" de Clara Bellar : ici

 

 

- le génial magazine et blog alternatif "Kaizen" : ici

 

Ce n'est qu'une petite liste absolument non-exhaustive, bien évidemment. Il existe des tas et des tas de livres, de blogs et de ressources en tout genre sur tous ces passionnants sujets, si ça vous intéresse.

 

Bonnes lectures, et à la prochaine !

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2018-02-24T11:57:31+01:00

La broderie au point de croix (nan c'est pas ringard) kit "souvenir d'Alsace"

Publié par Catherine et compagnie
La broderie au point de croix (nan c'est pas ringard) kit "souvenir d'Alsace"

Aujourd'hui je vous propose de vous mettre à la broderie au point de croix. Oui oui, riez si vous voulez ! Figurez-vous que ce loisir revient en force, tout comme son cousin le tricot qui, il y a encore 15 ans, était juste bon à occuper Mamie Renée les soirs d'hiver, et qui aujourd'hui est le comble du hobbie branchouille. Ne vous laissez pas effrayer par mon petit couple d'alsaciens kitschounet en diable, il existe aussi des designs très tendance, sur Etsy notamment.

Sachez d'abord, pour vous rassurer direct, que c'est facile. Franchement. Vous lirez des blogs sur le sujet qui vous laisseront peut-être croire, avec toutes leurs explications, que c'est très compliqué et réservé à quelques happy few qui ont eu l'immense privilège d'être initié il y a plus de 20 ans par Tata Odette, qui n'est plus parmi nous, 3 fois hélas ! ...Que nenni ! Comme je dis toujours, si j'ai pu le faire, vous aussi ! Alors oui si on retourne mon ouvrage, c'est absolument dégueulasse, mais qui va regarder derrière ?  Alors oui, évidemment, pour faire un concours ou pour vendre ses broderies, ça ne le fera pas. Mais je n'ai aucune intention de faire ni l'un ni l'autre.

 

l'arrière de mon ouvrage (oups...)

l'arrière de mon ouvrage (oups...)

Je vous conseille de commencer avec un kit, et même de continuer ensuite avec des kits, c'est très pratique. J'ai acheté un kit de la marque "Le bonheur des dames" et voici ce qu'il contenait : une toile aïda (c'est une toile à broder classique, avec ses petits carrés), une aiguille à broder, tous les fils nécessaires à la réalisation, une feuille qui contient le patron au recto, et les explications (sommaires mais suffisantes) au verso.

évidemment quand je l'ai reçue, la toile était vierge. Le bleu et le rose sur le patron, c'est moi qui l'ai fait, je surligne au fluo au fur et au mesure que j'avance, ça me permets de repérer tout de suite où j'en étais (petit conseil que je vous donne)

évidemment quand je l'ai reçue, la toile était vierge. Le bleu et le rose sur le patron, c'est moi qui l'ai fait, je surligne au fluo au fur et au mesure que j'avance, ça me permets de repérer tout de suite où j'en étais (petit conseil que je vous donne)

les explications au dos du patron

les explications au dos du patron

les fils déjà triés avec leur code couleur
les fils déjà triés avec leur code couleur

les fils déjà triés avec leur code couleur

Sachez que faire l'acquisition d'un tambour à broder est indispensable. Vous en trouverez de toutes dimensions et ça ne coûte pas cher. C'est bien pratique pour tendre votre toile, ce qui permet de travailler beaucoup plus facilement et rapidement.

toile tendue avec le tambour à broder

toile tendue avec le tambour à broder

Petits conseils en tout genre :

1. Avant toute chose, il faut trouver une astuce pour que les bords de votre toile ne s'effiloche pas. Soit vous surfilez les contours, soit (ce que j'ai fait), vous passez un p'tit coup de pinceau de vernis créatif (du vernis-colle), ou même du vernis à ongles transparent.

2. L'utilisation du scotch m'a été très utile, pour retenir les fils qui traînent à l'arrière et qui ont la fâcheuse tendance à s'emmêler avec votre fil en cours, ou encore à vouloir se faufiler avec lui, ce qui fait que vous êtes en train de broder du rouge, et paf, vlà un fil noir qui s'est faufilé. Non mais c'est inacceptable !

3. ça me fait penser d'ailleurs à vous dire que je vous recommande vivement, et je l'ai compris à mes dépends, de commencer par broder partout où il y a de la couleur foncée en premier. Ensuite le clair. Sinon vous risquez de salir votre travail, car qu'on le veuille ou non, même en utilisant du scotch à gogo, de minuscules brins de fil vont s'enchevêtrer les uns aux autres, c'est ainsi. Retenir que "blanc sur rouge, rien ne bouge, rouge sur blanc, tout fout l'camp" (ça marche aussi pour le vin).

Okay, maintenant que les fondamentaux sont posés, comment fait-on concrètement ? je me suis fendue de petits schémas et d'exemples réels. Voyez plutôt :

Piquez en C de l'arrière de votre ouvrage vers l'avant (vers vous, quoi). faites passer le fil en diagonal pour rejoindre B, piquez vers l'arrière.Piquez en C de l'arrière de votre ouvrage vers l'avant (vers vous, quoi). faites passer le fil en diagonal pour rejoindre B, piquez vers l'arrière.

Piquez en C de l'arrière de votre ouvrage vers l'avant (vers vous, quoi). faites passer le fil en diagonal pour rejoindre B, piquez vers l'arrière.

Piquez vers vous en D pour rejoindre A (en jaune). Vous avez fait votre 1ère croix !Piquez vers vous en D pour rejoindre A (en jaune). Vous avez fait votre 1ère croix !

Piquez vers vous en D pour rejoindre A (en jaune). Vous avez fait votre 1ère croix !

Commencer votre 2ème croix en piquant vers vous en D pour rejoindre E (en bleu)Commencer votre 2ème croix en piquant vers vous en D pour rejoindre E (en bleu)

Commencer votre 2ème croix en piquant vers vous en D pour rejoindre E (en bleu)

Terminez cette 2ème croix en piquant vers vous en G pour aller vers B en noir). Terminez cette 2ème croix en piquant vers vous en G pour aller vers B en noir).

Terminez cette 2ème croix en piquant vers vous en G pour aller vers B en noir).

Une technique plus rapide et confortable quand on a une longue ligne à faire consiste à ne faire d'abord qu'une série de demi-croix de gauche à droite, puis à revenir ensuite de droite à gauche pour compléter la ligne, comme ceci :

en vert le rang aller, en jaune le rang retour.en vert le rang aller, en jaune le rang retour.

en vert le rang aller, en jaune le rang retour.

Ensuite, il faut encadrer son chef-d'oeuvre, et là c'est encore une autre histoire...

Le lien du site "Le Bonheur des Dames",  c'est ici

Le lien du site " Univers Broderie" sur lequel j'achète mes kits, il y a beaucoup de choix : c'est là

 

Bonne broderie, et à la prochaine !

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2018-02-22T10:05:37+01:00

Longue marche

Publié par Catherine et compagnie
Longue marche

Titre : Longue marche

Auteur : Bernard Ollivier

Editions : Libretto

Genre : récit de voyage

Année de parution du tome 1: 2000

Trilogie :

I. Traverser l'Anatolie

II. Vers Samarcande

III. Le Vent des steppes

En 1998, quelques jours après avoir pris sa retraite, Bernard Ollivier, journaliste, décide de partir. A pied. De Paris à Compostelle. Cette première marche, véritable voyage initiatique, le transforme en profondeur et il revient avec deux grands projets en tête :

Le premier, créer une association pour permettre à des jeunes en grande difficulté de se reconstruire par la marche. Cette association s'appelle "Seuil" et voit le jour en 2000. Bernard Ollivier a d'ailleurs écrit sur le sujet "Marche et invente ta vie" dans lequel il dresse un premier bilan de cette aventure humaine. Vous trouverez un article de Nicolas Santucci sur le sujet, paru dans Libération le 11 février 2015 ici

Le deuxième, continuer à marcher, pour lui. Et c'est ainsi que ce monsieur, entre mai 1999 et juillet 2002, a suivi la route de la Soie, cette route mythique qui le fait tant rêver, d'Istanbul à la Chine. Amoureux des poètes persans tel qu'Omar Khayyam, on pense forcément à Amin Maalouf et en particulier à son fabuleux "Samarcande".

Il ne s'agit nullement d'un exploit sportif, bien qu'il en soit un, mais d'une quête. Bernard Ollivier s'est dit que c'était possible. Il a eu assez confiance en l'être humain pour imaginer qu'il était possible de s'en remettre quotidiennement à l'autre. C'est aussi beau que fou, mais ce qui l'est encore plus, c'est qu'il avait raison.

Sans idéalisme non plus car il savait son voyage dangereux et il a eu l'occasion de se le prouver plus d'une fois. Certaines zones ont été traversées la peur au ventre. La déception a été quelquefois au tournant, car la route de la Soie est aujourd'hui surtout celle des camions, et les caravansérails, symboles de la grandeur d'une époque révolue, ont quasiment tous disparus faute d'entretien.

L'auteur nous dépeint un tableau de l'Orient contrasté où la modernité à l'Occidentale côtoie les rigidités d'une société conservatrice et le repliement religieux.

Entre galères et mauvaises rencontres, Bernard (oui, après tout ce qu'on a traversé ensemble, je l'appelle Bernard, si vous permettez...) nous entraîne dans un road movie à pied dans lequel tout à coup, au détour d'un chemin, surgi un être singulier, qui deviendra un ami d'un jour, d'une heure, mais qu'on n'oubliera jamais. Dans lequel tout-à-coup, au terme d'une ascension qui n'en finissait plus, apparaît face à nous un panorama à couper le souffle.

Dans ce long récit, il y a la relation à l'autre bien sur , accepter de le rencontrer vraiment, mais il est aussi (et j'allais dire surtout) question d'introspection. Nous cheminons à ses côtés au fil de ses quelques 1049 pages (que constituent la trilogie), on s’émerveille avec ses yeux de la beauté du monde, on constate qu'il y a décidément des cons partout, mais des gens bien aussi, on rit, et on referme le livre avec l'impression de quitter un ami avec qui on a beaucoup partagé et à qui on a envie de dire merci.

Extrait 1 :

" Et puis, dans ces vies, j'ai trop couru. Jamais le temps, comme les boutiquiers derrière moi dans le compartiment, qui s'affairent pour la nuit en papotant. Il fallait gagner sa place, travailler, étudier, mériter ses galons. Toujours poussé par des nécessités bouffonnes dans le flot de la foule, sans cesse aller, cavaler, vite, plus vite. La société tout entière accélère encore cette galopade insensée. Dans notre folie de bruit et d'urgence, qui trouve encore le temps de descendre de sa machine pour saluer l'étranger ? J'ai faim, dans cette troisième vie, de lenteurs et de silences. De m'arrêter pour un regard bordé de khôl, un mollet de femme qui se dévoile, une plaine brumeuse noyée de songes. pour manger un bout de pain et de fromage, le cul dans l'herbe, le nez au vent. Et quoi de plus adapté pour cela que la marche à pied ? Le plus vieux mode de déplacement du monde est aussi celui qui permet le contact. Le seul, à vrai dire. Assez de voir des civilisations en boîte et de la culture sous serre. Mon musée à moi, ce sont les chemins, les hommes qui les empruntent, les places de village, et une soupe, attablé avec des inconnus."

Extrait 2 :

" Ils sont des centaines, pare-chocs contre pare-chocs, sur deux files, dans les deux sens. Ces cohortes de camions, à n'en pas douter, préfigurent l'enfer. Leurs moteurs geignent, crachant une fumée épaisse, grasse et noire. A la descente, en seconde, les turbinent hurlent. Le couinement des freins et l'éternuement des circuits d'air comprimés qui se vident me vrillent les oreilles. Des volutes de gazole mal brûlé empoissent l'air et doivent aller vicier jusqu'à la mésosphère. Minuscule piéton parmi ces monstres d'acier éructants, assommé par un soleil de plomb, j'attaque la montée sous l'oeil réprobateur ou éberlué des chauffeurs. Je me sens petit, fragile, menacé."

Extrait 3 :

" A midi, pas le moindre restaurant en vue. j'interroge un pompiste qui me confirme que je ne trouverai rien avant une bonne quinzaine de kilomètres. Il n'a rien à vendre, ni jus de fruit, ni gâteaux secs. Je repars lorsqu'il m'interpelle : - ...mais j'ai mon déjeuner. Viens, on va partager."

 

Bonnes lectures, bon vent, et à la prochaine !

 

 

 

 

 

 

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2018-02-21T11:45:56+01:00

Histoire d'un Allemand de l'Est

Publié par Catherine et compagnie
Histoire d'un Allemand de l'Est

Non non, pas de pâtisserie aujourd'hui ! Je souhaite diversifier un peu mon blog parceque ma place n'est pas qu'à la cuisine ! J'ai donc créé une nouvelle rubrique "littérature" pour vous présenter des livres que j'ai aimés. J'espère que vous apprécierez ce premier article et que vous serez indulgents ; je n'ai absolument pas la prétention de jouer les critiques littéraires !

Titre : Histoire d'un Allemand de l'Est

Auteur : Maxim Leo

Traduction : de l'allemand par Olivier Mannoni

Editions : Actes sud/Babel

Genre : Récit historique et autobiographique

Année de parution en Allemagne : 2009

Il s'agit du récit autobiographique de Maxim Leo, aujourd'hui journaliste à Berlin. Quelques photos sont insérées dans le récit, ce qui le rend encore plus vivant.

Maxim Leo avait 19 ans au moment de la chute du mur de Berlin en 1989. Il retrace 60 ans de l'histoire de sa famille et 60 ans d'histoire tout court. La seconde guerre mondiale, entre un grand père qui a combattu dans la résistance française, et un autre plutôt penché du côté du national-socialisme. La vie quotidienne sous le communisme en RDA, la censure omniprésente, la désinformation, la peur d'être dénoncé pour tout et surtout n'importe quoi. La fidélité aveugle de certains au Parti, la désillusion pour tous. Les situations plus absurdes les unes que les autres. Etre conditionné au point d'avoir l'occasion de "passer à l'ouest", mais de rester là, figé entre deux mondes, devant une frontière invisible, parceque parfois, les murs les plus infranchissables sont dans nos têtes. Quelques mois avant la chute du Mur, l'ambiance change, devient électrique ; il se passe quelque chose. La jeunesse et son désir fou d'autre chose, de découvrir le monde. D'en avoir sa part.

Extrait 1 : premier jour à l'université populaire - printemps 1987

"Notre professeur d'éducation civique se prénommait Ecki, et il tenait à ce que nous l'appelions ainsi. Ecki avait une barbe, de petits yeux tranquilles, il portait des sandales et de grosses chaussettes de laine. Au premier cours, il inscrivit au tableau une citation de Heine :   

" Nous avons grand besoin d'une Allemagne unie de l'extérieur et de l'intérieur." Pendant un cours entier, nous avons discuté de cette phrase qui me paraissait tellement dangereuse que je n'osai pas la recopier dans mon cahier. Je ne m'étais encore jamais demandé si une réunification pourrait avoir lieu un jour. Cela impliquait que la RDA aurait été condamné à disparaître, ce que je ne pouvais pas imaginer. Ecki nous expliqua qu'en philosophie, il était important de penser l'impensable, sous peine de rester constamment bloqué dans le présent.

" Soyons donc des philosophes, pour une fois, et réfléchissons à ce qui pourrait venir après la RDA." Nous étions comme électrisés : aucun d'entre nous n'avait jamais entendu quoi que ce soit de semblable en cours d'éducation civique. Ecki dessina deux colonnes sur le tableau noir. Nous devions lui énumérer tous les avantages et tous les inconvénients de la RDA, tels qu'ils nous venaient à l'esprit en l'espace d'une minute. Bizarrement, seuls les avantages me vinrent alors à l'esprit - il est vrai que nous n'avions jamais cessé de les apprendre par coeur. Les autres réagissaient apparemment de la même façon. La deuxième colonne resta vide.

" Voilà qui semble être un pays parfait", dit Ecki avant d'écrire sous la rubrique "Inconvénients" : Les élèves n'osent pas dire ce qu'ils pensent."

Extrait 2 : Après la chute du Mur

" Quelques semaines plus tard, je suis entré en RDA avec mon passeport de l'ouest. Ce fut une étrange expérience : j'en avais toujours rêvé, mais tout se passait autrement que prévu. La RDA n'était plus là qu'en apparence, et chaque allemand de l'Est pouvait  désormais aussi être un Allemand de l'Ouest. A cela s'ajoutait le fait que ceux de l'Ouest commençaient déjà à me taper sur les nerfs. Ils parlaient de la RDA comme s'il s'agissait d'une zone touchée par une épidémie de choléra. on disait que nous étions corrompus par la dictature, que notre caractère était faible et notre formation insuffisante. Je prenais ça pour moi, ce qui me déstabilisais encore plus, moi qui voulait n'avoir jamais rien eu à faire avec la RDA. Mais il s'installa tout d'un coup, ce sentiment que je n'avais jamais éprouvé auparavant : ce "nous" qui avait eu tant de mal à me venir aux lèvres. Je crois que je ne me suis jamais senti aussi proche de la RDA qu'après son naufrage."

 

    Si cette page historique vous intéresse, je vous recommande chaleureusement de poursuivre  avec l'excellent film " Goodbye, Lenin ! " réalisé par Wolfgang Becker en 2003, avec en acteur principal le non moins excellent Daniel Bruhl (désolée Dany, mon clavier ne me permet pas de mettre un umlaut sur ton u, mais le coeur y est).

 

Bonne lecture les amis, bis bald !

 

 

 

 

 

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